brevet des collège, bac : un mensonge global ?


Le cru 2015 du brevet des collèges a pulvérisé les records. Mais alors, ironise Jean-Paul Brighelli, Najat Vallaud-Belkacem veut-elle réformer un collège qui fonctionne si bien ? En 2015, 88 % des collégiens ont décroché leur brevet, dont 57,8 % avec une mention.

 

Soyons sérieux : ces résultats miraculeux ont été obtenus parce que – au choix, mais cela peut se cumuler – les sujets ont été simplifiés à l’extrême (voir par exemple la correction des sujets d’histoire-géographie de l’année dernière), les correcteurs insuffisamment zélés ont été priés de revoir leur notation, les chefs d’établissement ont « oublié » d’intégrer les notes parfois accablantes des « brevets blancs » (une bonne part du brevet s’obtient en contrôle continu, et les notes acquises au cours de l’année pèsent donc sur le résultat final) ou, mieux, ils les ont corrigées sur le logiciel Pronotes dans le dos des enseignants, comme en témoigne une étude toute récente de France-Examen. […]

C’est la même chose au bac, où les notes inférieures à 10 sont soigneusement révisées – avec ou sans l’accord des correcteurs. Il est essentiel de donner de l’espoir aux parents (et à la presse, qui va rarement chercher plus loin que les statistiques obligeamment fournies par la Rue de Grenelle). Tout le système est gangréné par un mensonge global : si les examinateurs notaient en valeur absolue, combien de candidats décrocheraient le sésame de l’entrée dans le supérieur ? Or, il est essentiel de dégager vers le haut – quitte à ce que les élèves ou les étudiants se fracassent un jour contre le mur du réel. 

Un élève doit être jugé sur ces capacités personnelles et non sur des capacités collectives. ( ex : un élève est plus fort en science alors que son camarade est plus fort en langue , mais tout le monde est jugé sur la même chose ) .


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